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	<title>résilience énergétique &#8211; Brigade DICRIM</title>
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	<description>conscientiser l&#039;urgence de la résilience alimentaire locale</description>
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	<title>résilience énergétique &#8211; Brigade DICRIM</title>
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		<title>Résilience rurale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigade DICRIM]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jun 2021 13:24:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Résiliences]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[résilience alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[L’histoire des civilisations révèle qu’elles se sont toujours écroulées suite à une rupture alimentaire. La nourriture est notre premier besoin. Partant ce cette observation, Patrick Baronnet nous donne une analyse et un message plein d'espoir. Au delà d'une nécessité vitale pour faire face aux risques systémiques, il s'agit d'un autre monde qui existe déjà, tellement plus proche des véritables attentes d’une multitude. Ce monde né dans l'action en renouant avec la terre.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Texte initialement publié sur <a href="https://sosmaires.org/articles/resilience-rurale/">SOS Maires</a></em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Biographie </h4>



<p>Patrick&nbsp;et Brigitte&nbsp;Baronnet se définissent comme des chercheurs en économie alternative. Installés en Loire-Atlantique depuis plus de 40 ans dans leur <a href="http://heol2.org/">Oasis de la <strong>Maison Autonome</strong></a>, ils expérimentent un mode de vie autonome et solidaire et transmettent leurs connaissances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paris et le désert français</h2>



<p>L’histoire des civilisations révèle qu’elles se sont toujours écroulées suite à une rupture alimentaire. La nourriture est notre premier besoin. C’est à partir de sa production qu’on été façonnés les paysages, les territoires, les agglomérations, les habitats et les modes de vie. Pendant des millénaires, les innovations et les évolutions techniques avaient pour mesure l’énergie humaine ou animale dépendante de la terre nourricière, du soleil, de l’air et de l’eau, ces 4 éléments honorés par toutes les civilisations depuis des millénaires. Ainsi la culture alimentaire était le fondement des cultures vernaculaires.</p>



<p>L’avènement des ressources d’extraction (1 litre de pétrole équivalent à 200 esclaves), nous a fait perdre la mesure des réalités terrestres. La production alimentaire boostée par les engrais azotés (3 T.E.P pour 1 T d’engrais) et donc les transports faciles et rapides ont oblitéré la notion de distances et par voie de conséquence l’affaiblissement de relations de proximité et des tissus sociaux. La vie des territoires et leurs identités se sont rapidement étiolées pour aboutir, concernant la France, à la fameuse formule d’ Andréani : « Paris et le désert français »</p>



<p>Le pétrole, denrée périssable au regard de l’abondance d’une nature bien gérée, nous a volé les paysages, l’équilibre ville-campagne, le temps long, celui de préserver les ressources vivantes, de penser nos vies et celui d’un certain vivre ensemble.</p>



<p>Aujourd’hui, les directives et la ressource argent viennent d’en haut et nous sommes assignés inconsciemment ou non à vivre « leurs » valeurs de croissance consumériste en complète contradiction avec l’urgence et la gravité des circonstances .</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Un système de valeurs morales construit sur la base du confort et du bonheur individuel est tout juste suffisant pour un troupeau de bétail</p><cite>Albert Einstein</cite></blockquote></figure>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Résistances</h2>



<p>C’est dans l’euphorie générale d’une croissance effrénée et de la ruée vers Paris que nous avons quitté la capitale pour explorer un vivre autrement.</p>



<p>Pour avoir participé à la création des premières coop bio, je témoigne que la risée générale de l’époque à l’égard d’une autre agriculture et d’une autre distribution semble aujourd’hui d’un autre âge puisque la conversion à la « bio » est en pleine progression.</p>



<p>D’autre part, non tant pour la peur de l’avenir, mais pour « vivre juste » nous avons expérimenté , sous les regards moqueurs et sceptiques, de vivre sur un seul mi-temps avec 4 enfants, d’accéder à l’autonomie totale en eau depuis 40 ans, en électricité depuis 20 ans à partir du soleil et du vent, une partie de notre nourriture vivante récoltée à 2 pas de la porte de la cuisine ; Nous partageons aujourd’hui ce mode de vie dans la cadre d’ un hameau de 6 adultes et 2 enfants. Nous avons bravé le consensus qui voudrait que la « force des choses » soit inéluctable. Loin d’être un retour en arrière, c’est une prospective d’avant garde qui se « mouille » tous les jours en tirant des expériences techniques, humaines et solidaires au profit d’un futur viable .</p>



<p>C’est un acte politique autrement plus exigeant que celui de mettre un bulletin dans l’urne. Les dizaines de milliers de personnes venues chez nous, lors de visites, journées, séminaires ou Écofestivals, prouvent qu’un désir profond de changement de vie traverse toutes les couches sociales et les générations. C’est le signe d’un profond malaise sociétal, dont les nombreuses motivations mériteraient une sérieuse analyse.</p>



<p>Parmi nos visiteurs, nous recevons beaucoup d’adultes ayant fait leur preuve dans « le monde du travail » prêts à changer de vie et abandonner leur confort, des étudiants chômeurs qui ne souhaitent pas monnayer leurs diplômes d’architectes, d’ingénieurs ou de médecins , beaucoup de jeunes en quête de sens ou des couples avec ou sans enfants qui se forment sur les nombreuses et diverses productions agricoles. Leurs dénominateurs communs sont le désir de simplicité, de convivialité, d’espace, de silence ; mais aussi ceux de produire par soi-même les biens que l’on consomme dans le cadre d’une économie locale faite d’échanges et de fraternité.</p>



<p>Et si, l’avenir des campagnes était d’accueillir ceux-là, de plus en plus nombreux, jeunes en quête de sens perdus dans un monde de non sens, dotés de formations universitaires (sciences de l’environnement, biologie , permaculture, agroéologie, agroforesterie) architectes, ingénieurs , techniciens qui ont compris que la nature est une mine d’abondances, prêts à mettre leurs compétences au service de la vie en échange d’un coin de terre et d’un permis de construire … qui leurs sont refusés, entre autre , pour conserver un modèle agricole qui consomme 10 calories fossiles pour une calorie alimentaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société ne peux survivre avec 2 % d’agriculteurs</h2>



<p>Ainsi, la désertification du monde rural est le résultat d’un développement qui aura duré 2 siècles, le temps d’épuiser les ressources minières. L’ exode rural humainement désastreux a réduit la population agricole à 2 %. Quant on sait que 90 % des fermes dans le monde font moins de 2 ha, et qu’au niveau mondial, 2 % d’agriculteurs possèdent un tracteur, on mesure la prochaine débâcle agricole provoquée par la pénurie énergétique et l’importance de préparer les infrastructures d’une agriculture paysanne, moderne et qualifiée repeuplant et revivifiant les campagnes. Il est désormais prouvé que le soleil peut remplacer le pétrole et produire autant sinon plus grâce aux méthodes de permaculture approuvées par l’INRA.</p>



<p>On sait désormais cultiver autrement et sainement grâce aux récentes recherches en matière de culture biologique . L’agro-écologie, la permaculture sont des éléments majeurs pour un recours à la terre et un repeuplement des campagnes à condition de transformer profondément les habitudes, les structures, les territoires et les lois . De très nombreux emplois peuvent créer une abondance alimentaire sur de petites surfaces. Ces nouvelles techniques sont éprouvées et approuvées par de nombreux chercheurs.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Une société ne peux survivre avec 2 % d’agriculteurs ; les paysans de demain …viendront des villes, des bureaux, des usines ; ils n’iront pas à la terre avec les modèles du passé…ils seront les gardiens de la vie, leurs fermes seront des lieux de guérison, de beauté et de cohérence </p><cite>Philippe Desbrosses</cite></blockquote></figure>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Changer de paradigme</h2>



<p>Après ce raz de marée destructeur, si court à l’échelle de l’histoire on pourrait imaginer la préoccupation des diverses compétences rurales s’ouvrir vers un tel futur et préparer une « terre d’accueil » pour les réfugiés du système. Opérer une transition, là où les volontés se trouvent dans les villages et petites villes en transition (le mouvement est déjà lancé dans 47 pays) et considérer que l’abandon des campagnes par le pouvoir central est une chance pour développer des résiliences orientées vers des autonomies multiformes et transformer ce désert provoqué et subi en un repeuplement choisi et concerté, réconciliant villes et campagnes.</p>



<p>Pour ceux qui penserait que ceci est du domaine du rêve, cette transition se réalise un peu partout en France, en Europe et en Amérique et n’a pas forcément le soutien ni les relais médiatiques réservés à la pensée unique. Ce « recours » à la terre comme valeur fondamentale nécessitera une grande ouverture d’esprit et de grandes transformations pour aménager les déserts français en terre d’accueil des réfugiés du climat social. L’enjeu est à la hauteur du défi.<br>Le monde contemporain est le rêve de si peu d’individus. Pourquoi douter qu’un autre monde existe déjà tellement, plus proche des véritables attentes d’une multitude.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="nv-iframe-embed"><iframe title="Changer de vie pour r&amp;eacute;aliser ses r&amp;ecirc;ves (version unique)" src="https://player.vimeo.com/video/257186962?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Scénario de BLACKOUT NATIONAL et continuum sécurité-défense</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Boisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2021 12:34:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Presse et médias]]></category>
		<category><![CDATA[Résiliences]]></category>
		<category><![CDATA[continuum sécurité-défense]]></category>
		<category><![CDATA[résilience énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[Quel continuum sécurité-défense en cas de blackout électrique nationa sans résilience énergétique locale ? Question posée dans un scénario de fiction réaliste commençant à Strasbourg, un mardi de décembre à 05h37. Extrait d'un document réalisé par un chef de bataillon pour l'École de Guerre, contact de notre partenaire stratégique Alexandre Boisson.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.alexandreboisson.fr/l/cest-un-article-avec-images/" target="_blank" rel="noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://www.brigade-dicrim.fr/wp-content/uploads/2021/05/ecole-de-guerre-et-bougie-1024x680.jpg" alt="École de guerre et bougie" class="wp-image-2607" srcset="https://www.brigade-dicrim.fr/wp-content/uploads/2021/05/ecole-de-guerre-et-bougie-1024x680.jpg 1024w, https://www.brigade-dicrim.fr/wp-content/uploads/2021/05/ecole-de-guerre-et-bougie-300x199.jpg 300w, https://www.brigade-dicrim.fr/wp-content/uploads/2021/05/ecole-de-guerre-et-bougie-768x510.jpg 768w, https://www.brigade-dicrim.fr/wp-content/uploads/2021/05/ecole-de-guerre-et-bougie-1536x1020.jpg 1536w, https://www.brigade-dicrim.fr/wp-content/uploads/2021/05/ecole-de-guerre-et-bougie.jpg 1626w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></div>



<p>Quel continuum sécurité-défense en cas de <strong>blackout électrique national</strong> sans résilience énergétique locale ?</p>



<p>Question posée dans un scénario de fiction extrêmement réaliste commençant à Strasbourg, un mardi de décembre à 05h37.</p>



<p>Extrait d&rsquo;un document réalisé par un chef de bataillon pour l&rsquo;École de Guerre, contact de notre partenaire <strong><a href="https://www.alexandreboisson.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alexandre Boisson</a></strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Strasbourg, décembre</h2>



<p><strong>Mardi, 05h37.</strong> Plus bas dans la rue, le crissement de pneus puis le bruit de tôle froissée réveillent le lieutenant Hugo, peu avant l&rsquo;aube. Cherchant à connaître l&rsquo;heure, il réalise que son vieux radio-réveil est éteint et que sa lampe de chevet ne fonctionne plus… Les plombs ont dû sauter ! Se dirigeant vers la fenêtre, il constate que la rue est plongée dans le noir complet. Même les feux de signalisation sont éteints. Les piétons matinaux semblent confus et désorientés, la coupure doit être récente. La neige commence à tomber fortement et dans cet étrange silence, le lieutenant pense à son épouse qui termine sa garde à l&rsquo;hôpital situé à quelques kilomètres. Saisissant son téléphone, il essaie de la joindre mais réalise qu&rsquo;il n&rsquo;a aucun réseau. Il n&rsquo;obtient pas davantage de résultat avec son téléphone fixe. Ignorant l&rsquo;étendue de la situation, il sent l&rsquo;inquiétude commencer à monter. Il réalise alors qu&rsquo;il a froid : la chaudière centrale doit être interrompue !</p>



<p>Que faire ? Attendre son épouse ? La rejoindre à l&rsquo;hôpital ? Se rendre au régiment ?</p>



<p>Il finit par choisir la dernière option. En son for intérieur, il est convaincu que la situation sera vite rétablie et que sa femme choisira de rester à l&rsquo;hôpital pour aider à gérer l&rsquo;afflux de blessés que cette coupure risque de provoquer. Afin de ne pas rester coincé dans les bouchons qui commencent à se former, il décide de prendre sa moto. Il sort de chez lui et entend des gens coincés dans l&rsquo;ascenseur appeler à l&rsquo;aide. Il avise des voisins sortant de leur logement attirés par les cris, il décide de poursuivre vers le parking. Après avoir dû forcer l&rsquo;ouverture de la porte de son garage puis celle d&rsquo;une barrière de péage sur l&rsquo;autoroute, il finit péniblement par arriver à destination.</p>



<p><strong>10h30</strong>. À la compagnie, les hommes et femmes commencent à se rassembler, sourires crispés et cigarettes en série. Devant une situation anormalement longue, les interrogations commencent à être nombreuses. La dernière grosse coupure de courant avait été rétablie en moins de deux heures… Est-ce qu&rsquo;une interruption aussi longue peut être accidentelle ? En outre, elle semble totale puisque tous les services d&rsquo;infrastructures sont interrompus… Mais, la crise est-elle seulement régionale ? Il fait froid, la dernière pandémie a usé notre économie, dégradé notre relation avec nos pays voisins et fragilisé notre logistique : combien de temps saurons-nous tenir en fonctionnement dégradé  » avant un rétablissement ? Est-ce que nous avons de quoi couvrir nos besoins ? Incluant ceux de nos familles ?</p>



<p>Qui sera prioritaire ? Est-ce que nous allons être déployés pour aider la population ? Mais qui s&rsquo;occupera de nos familles ? A-t-on des contacts avec les détachements déployés en Bande Sahélo Saharienne, en Estonie et en Mer de Chine ? S&rsquo;agit-il de ce groupe d&rsquo;éco-terroristes qui anime la toile et les médias depuis une semaine ? Les fils de Naess…</p>



<p>Leur manifeste inspiré de l&rsquo;apocalypse biblique a eu un succès viral. La brutale clarté de leur message a inquiété le monde entier au point de devenir le sujet n°1 des plateaux télévisés. Leur programme de remise à zéro de la civilisation humaine par des effets qui seraient une version moderne des plaies d&rsquo;Égypte semble avoir attiré l&rsquo;attention des différents gouvernements mais surtout, ce matin, il n&rsquo;a échappé à personne que ces dix fléaux annoncés débutaient par  » les lumières s&rsquo;éteindront « .</p>



<p><strong>12h45</strong>. Peu après midi, le commandant d&rsquo;unité revient d&rsquo;une réunion de crise avec le chef de corps.</p>



<p>A ce stade, aucune information ne permet d&rsquo;estimer l&rsquo;étendue de la crise mais la rumeur est confirmée, toute la région est touchée, sans exception. Aucun contact au-delà de la région car tous les réseaux sont hors-service. Par le passé, EDF a toujours réussi à rétablir la situation en quelques heures sur des black-out localisés. Mais sept heures après la coupure générale d&rsquo;électricité, l&rsquo;hypothèse d&rsquo;un incident majeur fait son chemin. Peut-être même d&rsquo;une cause intentionnelle. La chance veut que le régiment soit doté de téléphones satellitaires. Malheureusement, ceux-ci ne sont pas configurés et ne pourront donc pas être utilisés. Cet état des lieux initial oblige le régiment à s&rsquo;organiser et à planifier une réponse limitée à cette crise dont on ne sait encore pas grand-chose. Les officiers présents les plus gradés feront office de commandant d&rsquo;unité. Ils sont chargés, avec les chefs de service, d&rsquo;inventorier l&rsquo;ensemble des matériels opérationnels et utiles à la crise qui s&rsquo;annonce. Une mission se prépare : trois hommes partiront faire jonction avec le régiment d&rsquo;infanterie voisin et l&rsquo;état-major de la zone de défense.</p>



<p><strong>15h20</strong>. Plus tard dans l&rsquo;après-midi, le maire de la commune voisine se présente au régiment. Il demande au chef de corps l&rsquo;aide de militaires pour sécuriser la zone commerciale : des heurts ont lieu autour des agences bancaires et les gens se ruent vers les supermarchés. Le souvenir des tensions avec la cité voisine lors de la dernière pandémie lui fait redouter de nouveaux débordements et les trop maigres effectifs de gendarmerie sont sur-sollicités par les patrouilles suite à l&rsquo;afflux de personnes en détresse à la gendarmerie. Coupé de sa hiérarchie, le chef de corps décide d&rsquo;accepter la sollicitation sans cacher la faiblesse de ses ressources disponibles ni sa volonté de ne pas consacrer toute sa ressource à cette mission.</p>



<p>Les premiers bilans humain et matériel commencent à remonter à la passerelle. Environ 250 personnes sont présentes au régiment. Huit camions et douze véhicules légers sont en état de marche, équipés radio et réservoirs pleins. Huit groupes électrogènes pourront alimenter autant de PC tactiques pendant 24 heures. Près de 10.000 cartouches petits calibres sont stockées dans la soute régimentaire. Enfin, un petit stock de rations permettra d&rsquo;alimenter deux compagnies pendant 48 heures. Par ailleurs, aucun réseau ne fonctionne et le régiment n&rsquo;est pas équipé des postes HF qui auraient permis de contacter des unités éloignées de plusieurs centaines de kilomètres. Le chef de corps ordonne finalement le déploiement d&rsquo;un PC compagnie et de deux sections. Ce détachement reçoit pour mission de patrouiller aux abords de la zone commerciale afin de prévenir toute incivilité. Le commandant d&rsquo;unité décide de s&rsquo;en tenir aux règles d&rsquo;engagement qu&rsquo;ils ont appliqué le mois précédent lors de la mission Sentinelle.</p>



<p><strong>15h30</strong>. L&rsquo;équipe envoyée prendre le contact est de retour et effectue son débriefing au chef de corps. Leurs traits sont tirés, les nouvelles semblent inquiétantes : l&rsquo;effectif du régiment d&rsquo;infanterie est très bas car les compagnies sont actuellement déployées en opérations extérieures, la passerelle n&rsquo;a pas davantage d&rsquo;informations sur la situation mais la mission de reconnaissance effectuée a permis de récupérer un poste HF afin de pouvoir établir une ligne de communication. À l&rsquo;état-major, c&rsquo;est la panique ! Les postes-clefs ne sont pas armés car les officiers supérieurs n&rsquo;ont pas rallié et le général manque d&rsquo;une structure suffisante pour commander… Toutefois, leur cabine transmission a pu obtenir un message d&rsquo;alerte de Paris. Son contenu est inquiétant, lorsqu&rsquo;il en a pris connaissance, il paraît que le général a accusé le coup. Il convoque l&rsquo;ensemble de ses chefs de corps le lendemain à huit heures pour leur en communiquer le contenu. Captées par l&rsquo;équipe auprès des transmetteurs ayant reçu le message, des rumeurs disent que l&rsquo;Arc de Triomphe aurait été détruit à Paris. Plusieurs graves attaques auraient eu lieu sur le territoire et en Europe contre le réseau de distribution électrique…</p>



<p><strong>19h00</strong>. Alors que la journée commence à tirer à sa fin et que la pénombre gagne, quelques autres militaires arrivent au régiment, avec femmes et enfants. Désireux de se rendre disponibles mais inquiets pour leur propre sécurité, ils souhaitent mettre temporairement leur famille à l&rsquo;abri. Outrepassant le règlement intérieur qu&rsquo;il a lui-même fait remettre à jour en début d&rsquo;année, le commandant en second accepte d&rsquo;héberger ces militaires et leurs familles dans des chambres de passage, dans le froid et éclairées avec les quelques bougies récupérées dans de vieux stocks.</p>



<p><strong>22h15</strong>. Le lieutenant Jean regagne son domicile avec l&rsquo;ordre de se présenter le lendemain au régiment. Il n&rsquo;a toujours aucune nouvelle de son épouse, ni de l&rsquo;hôpital dans lequel elle travaille…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-brigade-dicrim wp-block-embed-brigade-dicrim"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Rt2DIUfU7V"><a href="https://www.brigade-dicrim.fr/responsabilites-sur-les-risques-alimentaires-majeurs/">Élu, maire, préfet, procureur</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Élu, maire, préfet, procureur » &#8212; Brigade DICRIM" src="https://www.brigade-dicrim.fr/responsabilites-sur-les-risques-alimentaires-majeurs/embed/#?secret=Rt2DIUfU7V" data-secret="Rt2DIUfU7V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><a href=""></a></p>


<section class="wp-block-themeisle-blocks-about-author"><div class="o-author-image"><a href="https://www.brigade-dicrim.fr/author/alexandreboisson/"><img decoding="async" src="https://secure.gravatar.com/avatar/607dc2cf8155b97882990df28582fe2852c46169db307ed6076e20dab9ed9ca4?s=130&amp;d=mm&amp;r=g" class="author-image" /></a></div><div class="o-author-data"><h4>Alexandre Boisson</h4><p>CONSULTANT EN SÉCURITÉ SYSTÉMIQUE
Accompagner les élus dans la compréhension des risques systémiques. 
Mettre en place des solutions pour leur permettre d&#039;anticiper les impacts sur la population</p></div></section>]]></content:encoded>
					
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		<title>PETIT MANUEL DE RÉSILIENCE</title>
		<link>https://www.brigade-dicrim.fr/petit-manuel-de-resilience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigade DICRIM]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 15:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Partenariats]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources et outils]]></category>
		<category><![CDATA[résilience alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[résilience énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[résilience hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[video]]></category>
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					<description><![CDATA[REPORTAGES VIDÉOS Initiatives améliorant la résilience des territoires en France pour faire face aux enjeux climatiques et énergétiques à venir. L&#8217;épisode 13 a été tourné à La Roche-sur-Yon à l&#8217;occasion de la dégustation DICRIM de décembre 2020. Chaîne Youtube]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">REPORTAGES VIDÉOS</h4>



<p>Initiatives améliorant la résilience des territoires en France pour faire face aux enjeux climatiques et énergétiques à venir.</p>



<p>L&rsquo;épisode 13 a été tourné à La Roche-sur-Yon à l&rsquo;occasion de la <strong><a href="https://www.brigade-dicrim.fr/degustation-dicrim/" title="Dégustation DICRIM">dégustation DICRIM</a></strong> de décembre 2020.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="nv-iframe-embed"><iframe loading="lazy" title="Episode 13 - La dégustation DICRIM de La Roche-sur-Yon (85)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/ShTBOsTDEKA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
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<p><a href="https://www.youtube.com/channel/UCihaNBB1GDpNbB3g4TdvFSw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chaîne Youtube</a></p>
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